Storytelling : les 5 techniques pour le réussir

D’où vient le storytelling ? Comment ça fonctionne ? Comment préserver son jardin secret ? Mais surtout que dire de toi ?

Le storytelling est né aux Etats-Unis dans les années 90. Mais en vrai ça existe depuis la nuit des temps, avant même que l’écriture existe. Dans toutes les peuplades anciennes il y avait une tradition orale et le savoir se transmettait à l’oral et donc on racontait beaucoup d’histoire. 

Dans notre monde moderne, le storytelling, c’est devenu l’art de raconter des petites histoires pour marquer les esprits et créer du lien avec son audience. En cela se sont ces 2 grands principes.

Créer du lien (Principe 1)

A travers ton storytelling tu vas humaniser ta communication. Le cerveau humain est câblé pour entrer en relation avec la vie, le vivant et non pas l’inerte… C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup de marques emploient soit :

Le défi de toute marque est d’humaniser au maximum. Donc comme le storytelling consiste à raconter des histoires et comme dans toutes histoires il y a des personnages… On est en plein dans le mille, disons même que c’est une valeur sûre.

A travers l’histoire que tu vas raconter, tu vas communiquer des émotions et c’est là tout le secret d’un bon storytelling. Ces émotions peuvent être du rire, de la compassion, de l’admiration, de la féérie …  

Prenons le cas de Walt Disney, son storytelling est magique et fait clairement rêver : Walt Disney, un homme pugnace qui arrive à bâtir un empire parce qu’il a une vision et qu’il croit en lui et en elle. (Si le sujet t’intéresse je t’invite à découvrir l’étude de cas sur le personal branding de Walt Disney). Et d’ailleurs Walt Disney est devenu milliardaire en vendant des histoires. Est-ce que Blanche Neige à exister ? Est-ce que Bambi a existé ? Non… Est-ce que c’est Walt Disney qui a inventé ces histoires ? Non plus… Ces histoires existaient déjà. Par contre il avait le génie et la créativité pour sublimer ces histoires et les pousser à leur paroxysme en amplifiant cet effet de “féérie”.

Marquer les esprits (Principe 2)

Comment marquer les esprits ? Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes sollicités des centaines de fois sur une seule journée, notre cerveau étant économe par nature et paresseux… il fera le choix de ne retenir que certaines informations, celles qui sont les plus faciles…. bien entendu… 

Alors comment réussir à parler au cerveau ?

Voici 5 techniques incontournables qui t’aideront à construire un bon storytelling :

1. Des éléments concrets :

 

Et oui même si notre système scolaire actuel ne valorise que le mode de fonctionnement “rationnel”, il n’en demeure pas moins que si l’on tourne sa communication avec des éléments abstraits et nébuleux, on a perdu tout le monde… et surtout on a perdu la partie…  Antonio Damasio a prouvé grâce à une étude faite sur des patients qui ne ressentaient plus d’émotions à la suite de lésion cérébrales que ces derniers étaient incapables de prendre des décisions. Donc si tu ressens plus d’émotion, ton cerveau est incapable de prendre une décision rationnelle… Cela signifie que les deux sont intimement liés. Donc il faut que dans ton storytelling il y ait des parties tangibles qui permettent à ton “lecteur” “écouteur” “spectateur” de se projeter, d’imaginer la scène dans son esprit, de se mettre dans la peau du personnage.

2. De l’action :

 

Imagine que je te raconte une histoire où il y a une pomme rouge dans un panier posé sur une table. Alors oui c’est tangible, on se l’imagine très bien, mais par contre c’est d’un ennui… Parce qu’il ne se passe rien. Imagine maintenant que je te dise : Une sorcière à pris une pomme rouge qu’elle a trempé dans une potion, parce que la sorcière est verte de jalousie et qu’elle ne supporte pas de ne pas être la plus belle femme du royaume. Bon là on est d’accord, tu accroches avec l’histoire. Pas d’histoire sans action…

3. De l’émotionnel :

 

Les histoires à succès ont toutes ce point commun : susciter des émotions fortes, pas dans le sens “faire un saut en parachute” mais dans le sens générer des émotions par ton histoire. Walt Disney quand il a voulu mettre en place Blanche Neige, son défi n’était pas de faire le plus beau dessin animé, mais de réussir à faire pleurer des adultes avec un dessin animé. Lors de son avant-première, des stars comme Charlie Chaplin ou Marlène Dietrich ont bel et bien pleuré : ce fut un pari gagné. Repense à tes films favoris, tu te rendras compte que pour chacun d’eux tu as développé un lien affectif avec le héro. De Cendrillon à Harry Potter on ressent de la compassion pour le héro, on a envie de l’aider, on est de son côté on veut qu’il gagne comme si c’était nous. Et pourtant ils n’existent pas… 

4. Des sensations :

 

Pour captiver ton audience et lui permettre de l’emmener dans ton histoire, donne des détails qui touchent aux 5 sens. Je m’explique. Par exemple si je te dis que “petite fille je me levais tôt pour aller voir le boulanger de mon village travailler parce que j’adorais cette ambiance du silence mêlée à douce et chaude odeur du pain cuit.” Tu vois que tu t’imagines tout de suite la scène dans ton esprit et tu t’y croirais, tu es rentré dans mon univers. Comme tu peux le voir, j’ai sollicité ton sens de la vue avec l’image du boulanger, j’aurai pu rajouter “à travers les carreaux de la fenêtre” ; ton sens de l’ouïe : le silence de la nuit ; et ton sens de l’odorat avec l’odeur du pain ; ton sens du toucher avec la notion de “pain chaud”. C’est une technique utilisée par tous les écrivains à succès. Elle aussi utilisée en marketing hypnotique. Mais sans aller chercher à manipuler (tu sais que je suis contre), c’est juste un moyen de projeter facilement ton public dans ton histoire 😉

Et toi là-dedans ?

Dans les clients que j’accompagne j’ai 2 cas de figure :

  • celui qui a l’impression d’avoir une vie banale au point d’avoir l’impression qu’il n’a rien à dire et donc que le storytelling n’est pas fait pour lui.
  • Celui qui au contraire a vécu 1000 vies en une et ne sait pas quoi mettre en exergue

Le point commun de tous : vouloir conserver son jardin secret.

Mon conseil : prend dans ton histoire ce qui fait sens avec ton activité. Si tu fais cette activité aujourd’hui et que tu t’y plait ce n’est pas par hasard, il y a forcément un fondement et ce fondement tu le trouveras dans ton histoire. ça c’est ton grand storytelling, ou ton storytelling principal. C’est celui que tu dois utiliser pour ta fameuse page “à propos”. 

Ensuite il y a les annexes : C’est le monde des anecdotes. L’avantage des anecdotes c’est que souvent il s’est passé quelque chose de peu ordinaire. Et j’en viens à mon dernier ingrédient indispensable : l’élément perturbateur.

5. L’élément Perturbateur :

 

C’est ce qui fait que l’histoire existe, sans celui-ci il ne se passe rien et ça n’intéresse personne. Il ne faut pas seulement de l’action, il faut un élément qui vient bousculer la monotonie. L’influenceur qui partage en storie une photo de plat mangé au restaurant…. On est d’accord ce n’est pas intéressant en soi sauf pour un fan absolu de la personne (mais ça c’est un autre cas de figure). Les influenceurs ont bien compris que ce qui faisaient vendre ce sont les histoires et c’est pourquoi certains sont prêts à tout pour faire le buzz… Mais là on s’écarte du sujet car qu’on soit bien clair les pratiques des influenceurs n’ont rien à voir avec le personal branding. 

Dans ton cas de figure, repense aux épreuves que tu as dû surmontées dans ta vie et fais le lien avec ton activité actuelle. Tu en as parfois bavé dans ta vie, utilise-le pour te grandir mais aussi pour faire grandir ton audience. Car attention il ne s’agit pas de jouer à “Cosette” dans Les Misérables.

Un exemple :

 

Comme j’aime le concret, je te propose de te partager un exemple de post que je pourrai partager sur le mode anecdote : 

“Un jour où j’étais à Saint Malo en vacances en famille, alors que j’attendais le retour de mon mari et nos enfants, j’ai aperçu à côté de moi un groupe de filles qui devaient avoir 18 / 19 ans.

Il était 13h et elles mangeaient leur sandwich. Quand tout à coup une mouette se met à foncer tête baissée sur l’une d’entre elle et lui vole sa viennoiserie enveloppée dans un sac avec ses griffes pour repartir aussi sec. Médusée, je me suis mise à éclater de rires, les filles aussi sauf celle qui s’est fait volé son dessert. En soi il n’y a rien de méchant, ni aucun mal mais c’est là où l’on voit que ses dispositions intérieures influent sur notre comportement et dans ce cas nos réactions quand ils nous arrivent des choses malgré nous. Et pour être honnête avec vous, l’un de mes plus grands défi est celui qui consiste à gérer ce qui me contrarie. Il y en a chez qui c’est le perfectionnisme, chez moi c’est les contrariétés.”

Comme tu peux le voir, j’ai appliqué la recette que je viens de te présenter en y rajoutant un dernier ingrédient : La morale.

Et oui, la morale de l’histoirec’est un bon moyen pour toi de créer un lien entre ton anecdote et ton activité alors que sur le papier l’un n’a rien à voir avec l’autre.

Pour respecter ton jardin secret, à toi de raconter les anecdotes qui ne te mettent pas en “danger émotionnellement” mais de partager celles avec lesquelles tu es complètement ok.

Le Mot de la fin :

 

Comment te sens-tu avec le storytelling à présent ? Est-ce que ça te semble plus simple ?

Accessible ? N’hésite pas à me poser tes questions. 

Le storytelling est au cœur du processus du personal branding mais c’est loin d’être le seul élément… Ah oui j’oubliais ! Je vois certaines personnes parler en terme “monétise de ton histoire” ou autres accroches de ce type là…. Sincèrement je ne te recommande pas de te mettre dans cette énergie, et d’ailleurs je suis presque sûre à 100 % que si tu lis ces lignes c’est parce que tu aimes mon authenticité et mon approche autour de l’authenticité. Et je suis même prête à parier que ce type de promesse te décourage inconsciemment et ne te donne pas envie de déployer ton storytelling… Je me trompe ?

 

Pour construire un bon storytelling mets toi dans une posture de partage, de volonté de contribuer, de faire grandir et tu verras, ton audience te répondra, te remerciera et te suivra fidèlement et par surcroît elle te le rendra ;). Tu l’auras compris, plus tu seras authentique dans ton storytelling, plus ton impact sera puissant.

Jennifer Soulier

Jennifer Soulier

Consultante en Personal Branding

Jennifer Soulier est une stratègiste spécialisée en Perosnal Branding Authentique et Inspirant. Elle permet aux solopreneurs qui ont du mal à se différencier et à se définir d’être reconnus sur leur marché et recherchés pour leur talent.

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